Quand l’écriture devient un refuge
Il y a des jours où écrire n’est pas un choix.
C’est un besoin silencieux, presque instinctif.
On n’écrit pas toujours pour raconter une histoire.
Parfois, on écrit pour respirer.
Pour mettre de l’ordre là où tout se mélange.
Pour déposer ce qui pèse, sans forcément le comprendre.
Dans ces moments-là, l’écriture ne cherche pas à être belle, ni parfaite.
Elle devient un refuge.
Un endroit où l’on peut être sincère, fragile, imparfait.
Les mots arrivent comme ils peuvent.
Ils trébuchent, hésitent, se répètent.
Et pourtant, ils font leur travail :
ils apaisent.
C’est peut-être pour cela que j’aime les univers où rien n’est totalement figé.
Où la lumière cohabite avec l’ombre.
Où les personnages doutent, tombent, se relèvent autrement.
Écrire, ce n’est pas toujours créer un monde.
C’est parfois simplement s’y réfugier un instant.
Et quand on en ressort,
on n’a pas toutes les réponses…

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